Mercredi 2 mars 2005

Au bal, au bal masqué ohé ohé…

L’association des parents d’élèves de Rémering-lès-Puttelange,et sa présidente Cathy Clavé, ont comme chaque année, offert un bel après-midi aux enfants de notre village. Grimmés et costumés, les enfants, et aussi les parents, papys et mamies se sont défoulés dans la salle si conviviale de l’ancien foyer rural, salle qui a connu tant de bals costumés et de fêtes mémorables. Beignets, crêpes, confettis, cotillons, tous les ingrédients étaient réunis pour un véritable carnaval.

 

     

       Anaëlle, Johann, Erwan et les autres...         c'est la chenille qui redémarre

    

             maman Shirley mène la danse...               la chenille encore...

    

       à la queue leu leu, à la queue leu leu...             Johann mène la danse

          

Véronique et ses filles                           la 1ère compagnie avec Guillaume Houpert

     

       Nicolas et son papa............... et la petite princesse Laurie

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : 2005
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Samedi 29 janvier 2005

 Histoire de Rémering-lès-Puttelange

Joseph Rohr – Forbach et son arrondissement - 1957

à 9  Km de Sarralbe et à 22,140 Km de Forbach.

Le ruisseau dit Rohrwiesgraben qui naît dans la forêt de Rémering au lieudit Litteich, traverse le village et se jette dans le ruisseau dit Mutterbach.

* * *  

Remeringen, 1294 – Reimering, 1751 – Rimeringen, 1759 (de Bouteiller, p. 213)

* * *

Rémering, commune en 1790 du canton de Puttelange et en 1802 du canton de Sarralbe.  

EPOQUE ROMAINE

La route du Hérapel à Guéblange-les-Sarralbe reliant entre elles les grandes routes de Metz à Worms et à Strasbourg, passait le long de la rive droite du ruisseau Mutterbach par Puttelange, Rémering, Holbach et Hirbach. (Box, p. 289/290)  

MOYEN-AGE ET TEMPS MODERNES

Rémering et Grundviller formaient une mairie, partagée entre la seigneurie de Puttelange, fief lorrain, et l’abbaye bénédictine de femmes de Herbitzheim, dissoute en 1544.

La haute vouerie sur les biens de l’abbaye appartenait à l’Evêché de Metz qui dès le 8e et 10è siècles revendiqua le droit de Haute Vouerie et de souveraineté sur toutes les abbayes (voir Saint-Avold)

La Haute Vouerie épiscopale sur Herboriste était unie à la seigneurie épiscopale de Sarralbe, et donnée en fief aux comtes de Sarrebruck.  

L’EVÊCHÉ engagea en 1400 et puis vendit en 1561 au duc de Lorraine la seigneurie de Sarralbe et la Haute Vouerie de Herbitzheim.

De son côté, le duc céda au comte de Sarrebruck en 1581 (25 août) la vouerie sur les biens de l’abbaye dissoute, « à perpétuité et héréditairement l’advocatie et le droit de haute justice, en cinq cas appelés communément le grand criminel, à savoir : meurtre, incendie, vol, viol et plaies, comme aussi les droits régaliens et autres droits et revenus à cause de sa seigneurie de Sarralbe sur le monastère de Herbitzheim et dans les villages de Herbitzheim, Keskastel, St-Michel, Rémering et Grundviller, ez bans, sujets, maisons, cours, bois, moulins et autres profits, et émoluments dont il jouissait ou qui lui pouvaient compéter ou appartenir ». (J.Thilloy, Herbitzheim, p. 21)  

En 1621 (6 sept. Et 30 oct.) Le duc de Lorraine se fit rétrocéder par Sarrebruck tous les droits sur les deux villages de Rémering et de Grundviller.

ÉMIGRE DANS LE BANAT  

En 1766, Fischer Mathias - Dunkhelter Pierre - Seistein Marguerite ; en 1767, Kessler Catherine, 2 personnes, arrive à Apatin sur le Danube pour s’établir à Philioca. (F. Wilhelm et J. Kallbrunner).

EMIGRES ET CONDAMNES PENDANT LA REVOLUTION  

Bomeler André, régisseur de Mantaudoin, ex-noble, condamné à mort comme « chef vendéen » le 29 thermidor an II par la commission militaire de Nantes ; Clémencet François-Philippe, curé de Rémering, dénoncé par la municipalité ; Guerber Marie-Catherine, veuve de Michel Goedlin ; Jean Jean-Claude, prêtre à Rémering ; Porté André, cordonnier ; Becker Gaspard, laboureur (liste Gain, n° 358,652,1505,1809,2865,3743) 

2è GUERRE MONDIALE

Les cultivateurs de la commune sont évacués le 1er septembre 1939 à Saint-Même-les-Carrières en Charente Inférieure et les mineurs à Palinges, Paray le Monial (Saône-et-Loire). La Mairie se replia à St Même les Carrières.

Les Allemands occupent le village le 14 juin 1940.

Par les bombardements (tirs d’artillerie) du 14 juin 1940 et du 20 au 25 novembre 1944, 80 maisons furent détruites.

Libérée le 15.11.1944 par les troupes américaines, la commune fut citée le 1.7.1948 à l’ordre de la division :

« A demi détruite par les bombardements et par les combats qui ont été livrés sur son territoire, Rémering-lès-Puttelange s’est particulièrement signalée par l’aide apportée aux prisonniers évadés d’Allemagne. A subi la perte de 16 de ses habitants et la déportation ou l’expulsion de 42 autres. A supporté toutes es épreuves avec un courage digne d’éloges ».

Cette citation comporte l’attribution de la Croix de guerre avec Etoile d’argent.

ENSEIGNEMENT

1844 : 2 écoles (92 garçons et 80 filles) (Verronnais)

1956 : L’école, une classe de garçons (31 élèves) et une classe de filles (35 élèves) fut construite en 1942 et détruite en 1942. L’école maternelle qui date de 1853 est sinistrée partiellement ; elle compte 24 enfants.


rajout (août 2008) : Les bâtiments abritant la mairie et l’école primaire furent construits en 1956 ; l’école maternelle et la salle du foyer en 1960. En 1984 l’extension de l’école primaire fut réalisée. L’ancienne salle du foyer rural devient une salle de classe et une salle de jeux pour la maternelle à la rentrée 2008/2009.


CULTE CATHOLIQUE

Avant la Révolution Rémering était une paroisse de l’archiprêtré de St-Arnoual, le curé desservait l’annexe de Grundviller conjointement avec le curé de Heckenransbach et de plus administrait les sacrements à Richeling, annexe de Holving.

Le patronage appartenait au seigneur du village, c’est-à-dire l’abbaye de Herbitzheim et plus tard le duc de Lorraine.

Depuis la Révolution, Rémering est paroisse de l’archiprêtré de Sarralbe avec les annexes de Grundviller jusqu’en 1886 et de Richeling jusqu’aujourd’hui.

L’église, dédiée à St Rémi (1er octobre) fut transformée en 1689, agrandie en 1714, 1752 et restaurée en 1862 ; partiellement détruite le 5 juin 1940 par tirs d’artillerie, elle fut, quoique réparable, démolie par les Allemands en 1942.  
 

HOMMES CELEBRES

BOX Nicolas, né à Rémering-lès-Puttelange le 7.1.1817 – sous-principal du collège de Thionville de 1848 à 1852 – principal du collège de Sarreguemines de 1852 à 1868 – après avoir pris sa retraite, il resta à Sarreguemines jusqu’en 1886, puis se retira à Thionville où il mourut, au début mai 1901 – Publications :

- Etymologie de Sarreguemines déduite de la situation topographique entre Steinbach et Rilching (Mém. Acad. Metz 1884-1885) 
 

- Les fouilles de Rouhling (Mém. Acad. Metz 1887)

- L’affaissement de la montagne de Sarralbe et de la dernière pierre votive gallo-romaine à Herbitzheim (Mém. Acad. Metz 1881)

- Notices sur les pays de la Sarre et, en particulier, sur Sarreguemines (2 vol. Metz 1895-1902)

 KARST Pierre, né à Rémering-lès-Puttelange le 18.2.1827 – ordonné prêtre à Metz le 21.12.1850 – vicaire à Boulay le 30.12.1850 – curé de St Louis les Bitche le 8.10.1857 – archiprêtre de Forbach le 6.12.1864 – vicaire général et chanoine honoraire le 2.8.1882 – prélat apostolique de S. S. le 25.6.1901 – protonotaire apostolique le 17.2.1902 – retraité le 12.2. 1906 – mourut à Metz le 9.8.1911.  

BIBLIOGRAPHIE

Touba J. Remeringen-Grundweiler, Metz 1909

Blason de Rémering-lès-Puttelange

Coupé d'argent à la croix de Lorraine de gueules et d'or à trois pals d'azur

 

 

 

 

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : histoire locale
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Samedi 29 janvier 2005

25 novembre 1944, Rémering est libéré

 

 

                 

Jeanne d'Arc qui veillait sur notre village, en face l'église, fut détronée par les Allemands dès le début de la guerre (dessin de Albert Riff)

 

Il y a dix ans, notre village fêtait avec éclat le 50ème anniversaire de sa libération : «Rémering d’hier à aujourd’hui» avait été une manifestation engendrée par un gros travail de mémoires, avec défilé de véhicules de guerre, interviews de la population par André Riff et Marcel Honnert, exposition de photos collectées auprès des villageois par Gisèle Neis et Frédéric Rapp, projection de films du passé.

 

 

Les soldats allemands agonisaient dans la rue…

 

On se souviendra particulièrement du 23 novembre 1944 ; une erreur de tir de l’armée allemande qui tentait d’atteindre les Américains vers St Jean Rohrbach fit que le restaurant Schweitzer (l’actuelle mairie) tenu à cette époque par la famille Burtin, fut bombardé. La salle de bal abritait un hôpital militaire. On dénombra cinq morts parmi les civils et de nombreux soldats allemands. Mireille Sauer avait deux ans et demi et se trouvait avec sa famille dans la cave. Trop petite pour se souvenir, elle évoque les événements racontés par sa famille.

 

La libération est proche…

 

La libération se fit en deux temps. La partie du village appelée Bellevue ne fut libérée qu’une dizaine de jours après le 25 novembre. Les Allemands avaient transformé la vallée de la Mutterbach en un immense plan d’eau destiné à ralentir l’avancée des Forces alliées.

 

«Les Allemands avaient installé leur émetteur radio dans notre maison, raconte Jeanne Imhoff née Blanc, qui habite encore dans la maison parentale rue du Coin ; et c’est ainsi que quelques jours avant le 25 novembre on apprenait que les Américains étaient à Hellimer. La libération est tout près disait mon père mais cela dura encore quelques jours. On vivait presque normalement, sans se soucier du danger jusqu’à ce qu’un obus tombe dans notre jardin pulvérisant le petit cabanon des WC que mon père venait tout juste de quitter. C’est à ce moment là que nous avons vraiment pris conscience du danger. Nous sommes alors, mes parents, mes sœurs et moi, allés nous mettre à l’abri dans le blockhaus sous la maison Muller en bas de la rue, où habite aujourd’hui Roger Voiturier et sa famille, jusqu’au 25, date de l’arrivée des Américains. Mais nous ne pouvions toujours pas rentrer chez nous. Une cinquantaine de personnes s’était regroupée dans le blockhaus sous la maison familiale rue St Jean, nous car ce sont eux qui ont alors occupé notre maison familiale. Nous avons donc rejoint nos tante et cousines abritées dans la cave de la famille Emile Zingraff rue de l’école».

 

 

Malgré l’insistance d’Alphonse Zingraff, le soldat allemand fait sauter le pont

 

«Il était 10 h 30 environ, se souvient Camille Zingraff, ce 25 novembre 1944. On a entendu des tirs de fusils mitrailleurs à côté de notre maison. Mon père est sorti avec un drapeau blanc. Il y avait là 2 soldats américains, l’un parlait allemand». Une cinquantaine de personnes s’était regroupée dans le blockhaus sous la maison familiale rue St Jean, l’actuelle maison de Marcel Riff. « La veille on avait remarqué que quelque chose se préparait. Les derniers allemands venant de Saint-Jean-Rohrbach nous répétaient que les Américains n’étaient pas loin et que d’ici quelques heures ils arriveraient à Rémering ». Les occupants avaient fait sauter le petit pont du «Treckloch» situé près de la maison Zingraff.   «Il y avait beaucoup de prisonniers allemands» se souvient encore Camille.

 

La peur des tireurs isolés

 

En différents endroits du village, ce fut le même scénario. Les familles se regroupaient dans les endroits les plus sécurisés. Parfois, comme ce fut le cas dans la maison familiale de Lucien Zingraff, la cave fut renforcée pour mieux protéger.

 

Lucien évoque la présence de 3000 prisonniers russes qui logeaient sous des toiles de tente sur le terrain situé entre la Fonderie Klein et la maison Savard. Ces prisonniers creusaient des tranchées le long du Rohrwieskrave, le ruisseau qui s’écoule de l’étang et se déverse dans la Mutterbach, tranchées qui devaient empêcher les chars alliés de passer. Quelques jours avant l’arrivée des Américains, ces Russes furent évacués. Certains se sont sauvés ; des coups de feu ont éclaté ; d’autres ont été cachés par l’habitant. On ne sait ce qu’ils sont devenus !  Les Allemands repliés au lieu-dit Bellevue avaient détruit le pont de la Mutterbach, coupant ainsi la sortie vers la route nationale et continuaient à bombarder le village. «L’artillerie allemande n’hésitait pas à ouvrir le feu sur les habitants qui sortaient de leur cachette pour nourrir les bêtes» raconte encore Lucien.

 

Dix jours pour franchir la rivière «Mutterbach»

 

Le 25 novembre les soldats américains rentrent dans Rémering mais il leur faudra une dizaine de jours pour traverser la Mutterbach en direction de la route nationale Puttelange-Sarralbe. La maison Thiel était un point stratégique, la DC allemande y avait installé une batterie «Flack». «Le 23 novembre, relate Jean-Marie Thiel, président de l’Union Nationale des Combattants, la maison a été bombardée et un obus est tombé dans la cheminée alors que nous étions installés dans la cave. Nous avons abandonné notre maison en catastrophe pour rejoindre mon grand-père dans la cave de la boulangerie Jaytener, dans le village. Une compagnie de SS s’était implantée sur le trajet de Richeling à Puttelange avec un nid de mitrailleuses tous les 50 mètres. Traverser ainsi la Mutterbach sans pont et toute la zone inondée dans de telles conditions était une mission très délicate pour les Américains. Ils ont alors tenté de contourner le plan d’eau en longeant la rivière mais l’arrivée des chars qui ont pilonné les nids de mitraillettes le long de la Nationale a permis au Génie de monter un pont. Et c’est ainsi que la famille Thiel a pu retrouver sa maison, 10 jours plus tard, en même temps que fut libéré Richeling, puis Holving le 4 décembre et Grundviller le 5. La maison Thiel avait été bouleversée ; les Allemands, pour se protéger, avaient déversé de la terre sur un mètre de hauteur dans tout le rez-de-chaussée ; dans la cave était installée une salle d’opération (de soins), deux soldats s’y trouvaient encore mais sont décédés des suites de leurs graves blessures. Jean-Marie et sa famille n’ont emménagé définitivement qu’en 1947. La maison est aujourd’hui habitée par Régis Iffli, fils de Josette, sœur de Jean-Marie. 

  

                      

 

Soixante ans plus tard certaines mémoires de notre village ont disparu mais Jeanne Imhoff née Blanc, et Mireille Sauer, Camille Zingraff, Lucien Zingraff et Jean-Marie Thiel se souviennent...

 

Une cinquantaine de personnes s’était abritée         Le restaurant Schweitzer abrite aujourd'hui

     dans le blockhaus sous la maison                                   la mairie et la salle des fêtes

 de la famille Alphonse Zingraff (rue St Jean)                       de Rémering-lès-Puttelange

 

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : histoire locale
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Mercredi 26 janvier 2005

Vœux du Maire

Après présentation des vœux, M. Raymond Kopp, premier magistrat de Rémering-lès-Puttelange, a remercié tous les citoyens actifs qui font la vie d’une communauté. Après une rétrospective détaillée des travaux effectués l’an passé, entre autres les travaux de voirie et d’assainissement rue de l’Ecole, rue des Roses, rue Saint Jean, jonction rue du Coin-rue de la Forêt, M. le Maire a évoqué le futur lotissement des Prés, à côté du foyer socio-éducatif. Les travaux d’aménagement de ce lotissement privé, effectués par l’entreprise Visconti, ont démarré le 29 septembre ; les premiers terrains devraient être rendus à la construction au mois d’avril prochain. Au Centre de Plein Air, les travaux d’aménagement et d’amélioration suivent leur cours comme il se doit ; Raymond Kopp a insisté sur les travaux effectués bénévolement par les boulistes, en l’occurrence la construction d’un local de rangement pour les activités du club. Par ailleurs les travaux sur la digue de l’étang sont terminés, la nouvelle vanne a été fermée et rendue étanche. Plus de 2500 m3 de boue ont dû être évacués au préalable par l’équipe des agents communaux, renforcée par MM. Karst Hubert et Joseph. L’étang devra ainsi être vidangé tous les dix ans pour permettre le contrôle de la partie immergée de la digue.

L’année 2005 va voir la poursuite des travaux engagés, le chantier de la rue St Jean, la réalisation de trottoirs et la pose d’enrobé de la chaussée à la jonction rue du Coin-rue de la Forêt, la réfection des chaussées de l’ancienne A.F.U.A., l’aménagement des abords de la digue pour la période estivale, les travaux de biodiversité à l’étang des Marais. M. Kopp a encore présenté le nouvel agent technique, M. Frédéric Muller, qui a rejoint l’équipe en juin dernier en remplacement de M. Jean-Paul Felt.  En clôture, M. le Maire a souligné et félicité l’action d’un groupe de réflexion des jeunes de notre village et de la Communauté des Communes, action qui tend à aider les jeunes, sur le plan logistique et financier, à concrétiser des activités de leur choix. Une structure semblable est envisagée pour les personnes âgées au sein de la Communauté des Communes.     

          

                          

 

    

              

La réception organisée par la municipalité a réuni les présidents d’associations du village, les patrons des entreprises locales, les enseignants, le personnel communal, les élus et bien entendu M. Alex Staub, vice-président du Conseil Général de la Moselle, toujours fidèle à ce rendez-vous annuel.

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : 2005
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Mercredi 26 janvier 2005

Formation agricole – Fertilisation des sols

Une belle assistance dont Raymond Kopp, maire de Rémering et Roland Siebert, président du syndicat des arboriculteurs local, et de nombreux collègues moniteurs d’autres secteurs de la région ont suivi la conférence donnée par Joseph Houpert, moniteur départemental. Les sujets abordés traitaient de la fertilisation et du chaulage, du fumier de compost… A savoir que le fumier de compost ne remplace pas la fertilisation qui est le processus consistant à apporter à un milieu de culture, tel que le sol, les éléments minéraux nécessaires au développement de la plante. Ces éléments peuvent être de deux types, les engrais et les amendements. Les objectifs finaux de la fertilisation sont d'obtenir le meilleur rendement possible compte tenu des autres facteurs qui y concourent (qualité du sol, climat, apports en eau, potentiel génétique des cultures, moyens d'exploitation), ainsi que la meilleure qualité, et ce, au moindre coût. En outre s'y ajoute l'objectif de préservation de la qualité de l'environnement.

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : 2005
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Mardi 18 janvier 2005

Jadis on punissait le mauvais élève en le coiffant d’un bonnet d’âne ; aujourd’hui encore, parce qu’une personne n’est pas très futée, on la traite d’âne… Pourtant l’âne est un animal affectueux, un compagnon doux et courageux, pas têtu comme on le prétend, mais obstiné, persévérant, fidèle.

Pourquoi j’aime les ânes… ? Je ne saurais le dire, peut-être parce c’est un âne qui a porté Marie et qui a réchauffé Jésus dans son humble berceau… 

Depuis de longues années déjà je me dis qu’un jour j’aurais un âne et je faisais des projets… Derrière chez moi il y a un joli pré verdoyant, inondable certes, mais le ruisseau qui coule en son mitan serait nettoyé, un joli pont l’enjamberait, je planterais quelques arbres dans une partie du pré, çà donnerait un tout petit bois, j’aménagerais un endroit pour y installer un banc en bois. C’est tout ; çà doit être simple et reposant… et j’y mettrais deux ânes (Pourquoi deux ? parce qu’on est mieux à deux). Mes petits-enfants, les enfants du village, tous les enfants petits et grands pourraient venir les caresser, les admirer, peut-être se ressourcer… Un petit coin de paradis !

Or il se trouve que ce joli pré n’est plus exploité. Aussitôt je contacte le propriétaire. Ce serait magnifique si je pouvais en acquérir un petit morceau. Mon gentil rêve allait peut-être se réaliser.

Eh bien non ! Dans quelques temps une route remplacera le ruisselet, des maisons y fleuriront ; mon joli pré se transformera en un grand lotissement. Pourtant je n’aurais pas compté…

J’aime les gens mais j’aime plus encore les ânes ! 

  âne gris de Provence     

     point de vue (mars2005)               

 

 

 

 

 

                                     

                                                                 13 juin 2006              

                               

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Mardi 18 janvier 2005

Des friandises pour tous les enfants…

«Bonjour Aurore, tu es bien jolie ! Tu travailles bien à l’école ? Est-ce que tu es sage ? demande St Nicolas. Aurore répond hardiment : j’embête parfois mon frère ! – Et il est plus petit que toi ?  – Non, c’est mon grand frère. Oh ! alors ce n’est pas si grave…» rassure le gentil barbu. St Nicolas a tout de même intimidé nos chères têtes blondes, même les plus vaillants. Mais le Père Fouettard n’a pas eu à intervenir, tous sont sages, c’est couru.

 

               

      Nicolas Habermacher est au CP           St Nicolas à la grande section/maternelle

 

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : 2005
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Mardi 18 janvier 2005

A l’unisson pour Sainte Cécile

Le chant, c'est l'art de la voix humaine ; il existe dans toutes les cultures et civilisations. La voix, en effet, semble le premier instrument de musique de l'humanité. Ce dimanche, fête du Christ-Roi, les voix ont exulté ; les choristes de la communauté des paroisses St Jean Baptiste des Etangs se sont unis et ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour honorer Sainte Cécile au cours de la messe célébrée par le Père Scheid, Joseph Schlosser, notre curé étant en voyage à Rome. Près de 70 choristes ont offert aux paroissiens une messe solennelle et grandiose, à l’église de Rémering-lès-Puttelange.

     

        Les chorales de Grundviller, Holving, Hilsprich, Richeling et Rémering-lès-Puttelange

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : 2005
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Dimanche 16 janvier 2005

Journée mondiale de la paix : Chaque premier janvier est l’occasion de prier pour la paix, celle qui devrait régner entre tous les peuples de la terre comme dans nos coeurs.

Prière pour la paix - Jean-Paul II

Esprit & Vie n°72 / décembre 2002 - 2e quinzaine, p. 45.

Cette prière est extraite de l'homélie du Saint-Père le 1er janvier 2002, en la basilique Saint-Pierre de Rome.

« Ave, Mère sainte ! » Vierge, Fille de Sion, comme ton cœur de Mère doit souffrir de ce sang !

L'enfant, que tu serres contre ta poitrine, porte un nom cher aux peuples de religion biblique : « Jésus », qui signifie « Dieu sauve ». C'est ainsi que l'appela l'archange avant qu'il ne soit conçu dans ton sein [voir Lc 2, 21]. Sur le visage du Messie nouveau-né, nous reconnaissons le visage de chacun de tes enfants outragés et exploités. Nous reconnaissons en particulier le visage des enfants, quelle que soit la race, le pays et la culture auxquels ils appartiennent.

Pour eux, Ô Marie, pour leur avenir, nous te demandons d'émouvoir les cœurs endurcis par la haine, afin qu'ils s'ouvrent à l'amour et que la vengeance cède finalement la place au pardon.

Ô Mère, obtiens pour nous que la vérité de l'affirmation : « Il n'y a pas de paix sans justice, il n'y a pas de justice sans pardon », s'imprime dans le cœur de tous. La famille humaine pourra ainsi retrouver la paix véritable, qui naît de la rencontre entre la justice et la miséricorde.

Mère sainte, Mère du Prince de la Paix, aide-nous !

Mère de l'humanité et Reine de la Paix, prie pour nous !

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : couleur locale
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Dimanche 16 janvier 2005

 

Ce fut une belle fête…

Le syndicat des arboriculteurs de Rémering-lès-Puttelange - Hilsprich et environs a fêté ses 20 ans d’existence avec faste et magnificence. En effet les membres du syndicat furent gâtés, tant par le décor que la qualité du repas. Il faut dire que, outre un bel exposé sur la pomme présenté par Joseph Houpert, un magnifique présentoir de fruits trônait en bonne place ; une somptueuse décoration florale mise en place et mise à disposition gracieusement par Christophe Blum a apporté la touche de fraîcheur et de couleur de par la variété et la profusion des fleurs. M. Raymond Kopp maire de Rémering et M. Armand Gillet, maire de Hilsprich ont honoré les arboriculteurs de leur présence. Etaient présents également M. Albert Meyer président de l’union départementale arboricole et horticole de la Moselle et son adjoint M. Armand Lang,  moniteur et bien évidemment M. Alex Staub, notre Conseiller Général qui, étant lui-même originaire de Hilsprich, s’est félicité de l’amitié profonde qui lie les deux villages. L’association créée le 19 février 1984 par Joseph Houpert et Angel Wenner s’est élargie en 1995 en accueillant les membres de Hilsprich. Roland Siebert, président de l’association,  et tous les intervenants ont maintes fois évoqué Angel Wenner, décédé il y a 11 ans, qui fut en partie l’instigateur du projet, rappelant son implication, sa disponibilité, sa très grande générosité. A noter que Fernand Kopp, trésorier adjoint du syndicat lors sa création, tient aujourd’hui encore «la caisse» avec rigueur et efficacité.

                                     

      le président et la secrétaire                                               table de fête

              

    décoration florale réalisée par Christophe BLUM                      décoration de fruits

             

 

 

 

 

 

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : 2005
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Dimanche 16 janvier 2005

 

Sous un soleil timide, les parents, les grands-parents, ont pu admirer les spectacles présentés par leurs chers bambins remarquablement préparés par les professeurs des écoles, secondés des aides maternelles et des mamans. D’entrée la scène fut envahie par les extraterrestres, des petits hommes tout verts de la grande section de maternelle et du cours préparatoire qui présentèrent une chorégraphie psychédélique fort appréciée ; nos plus petits écoliers, sous l’apparence de charmantes marguerites, occupèrent ensuite le devant de la scène. Les grands de l’école primaire offrirent alors un récital de flûtes et de chants puis nos pin-up en herbe s’éclatèrent sur des danses modernes et acrobatiques. Grâce au dynamisme et à l’efficacité qui caractérise l’association des parents d’élèves, tout le monde a pu déguster de délicieuses pâtisseries et plus tard des saucisses grillées et le jambon à la broche. La tombola et les jeux proposés firent de nombreux heureux et il va sans dire que les gagnants de la télévision et la peinture à l’huile signée Evelyne Niesser firent des envieux.

                                                                                                                                                                                                                                              

       

Le charme et la fraîcheur de nos petites marguerites éveillèrent l’émotion et l’admiration du public.

 

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : 2005
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Dimanche 16 janvier 2005

« Mages d’Orient » : Mages – magie. Tout le mystère de Noël est contenu et exprimé dans ces mots. En Lorraine et en Alsace plus qu’ailleurs, Noël a cette dimension magique. Le sacré et le profane y sont étroitement liés : l’enfant Jésus – notre Christkind – et le sapin ; les ombres de décembre et l’éclat de l’étoile de Noël et puis l’Orient, la magie de l’Orient, lointain, fascinant, mystérieux comme la myrrhe et l’encens que viennent offrir les rois mages. L’Orient, porteur à la fois d’espoir et de crainte ; crainte, celle qu’Hérode lui-même éprouve à l’annonce d’un événement qui va bouleverser le monde ; crainte qu’aujourd’hui suscitent extrémismes et intolérances. Mais aussi espoir de renouveau : le soleil s’y lève et le fils de Dieu y a vu le jour. Quel symbole !

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : 2005
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Samedi 15 janvier 2005

Le travail agricole nourrissait pauvrement et beaucoup de chefs de famille abandonnèrent leur lopin de terre pour devenir journaliers, maçons, menuisiers ou offraient leur service à l’un ou à l’autre, au besoin ; les épouses s’occupaient de la seule vache de l’étable, du cochon, de quelques volailles et cultivaient le jardin.

 

Le manque d’argent et les avantages sociaux incitèrent bien évidemment bon nombre de fermiers, avec leurs fils en âge de travailler, à rejoindre la mine tout en gardant un petit train de culture. Dans les années 1960, ces mineurs paysans constituaient 40 % de la population active des H.B.L. Le bon sens, l’habileté à manipuler les outils permirent à ces hommes de la terre de s’intégrer avec une certaine aisance et de devenir des professionnels de qualité.

 

Les mineurs paysans, surnommés « Gaumänner » étaient très estimés par les responsables syndicaux. Bien des organisations syndicales ont bâti leur influence sur cette catégorie de personnel. Ces hommes de la campagne, lors des grands conflits sociaux, résistaient plus longtemps et pouvaient faire durer une grève du fait de leur activité annexe, contrairement aux hommes de la ville et des cités qui, eux, n’avaient que leur salaire de mineur pour vivre.

 

A l’occasion d’un de ces grands conflits, les partisans communistes de notre village allaient jusqu’à « caillasser » les bus de mineurs, abattaient les arbres pour couper les route de ces mêmes bus pour empêcher les non-grèvistes de se rendre sur leur lieu de travail.

 

La journée d’un « Gaumann » était longue. Absent pendant près de 13 heures du domicile, le mineur devait faire le trajet jusqu’à la gare de Farschviller, puis le retour après le travail pénible de la mine, en vélo. De 1912 à 1936, une navette fut mise en place ; un petit train « le Schängel » effectuait onze allers-retours par jour entre Puttelange et Farschviller. Le trajet durait 7 minutes dans le meilleur des cas. Puis des circuits d’autobus furent instaurés. Mais l’époque de ce petit train est devenue une épopée et reste gravée dans bien des souvenirs.

 

Petit à petit le métier de mineur s’imposa dans notre village. Une centaine de Rémeringeois travaillait aux Houillères du Bassin de Lorraine dans les années 50 ; le village comptait alors environ 600 habitants. Le nombre de mineurs dans notre commune varie en fonction des besoins de l’entreprise. Juste après la guerre, ce sont les mineurs qui contribuèrent à la relance ce notre pays. Les mineurs n’étaient-ils pas « les premiers ouvriers de France » ?

 

En 1963, Rémering compte 89 mineurs pour 697 habitants puis 49 sont recensés en 1982. 1984 connaît le dernier souffle sous l’effet « Mitterrand » avec 56 mineurs dénombrés au village. A partir de 1990, le déclin s’amorce avec 32 mineurs, chiffre qui se réduit à 16 en 1999 et, à ce jour, Rémering ne compte plus qu’une dizaine de salariés H.B.L. pour une population de plus de 900 résidants. Quant au personnel féminin, trois femmes du village seulement (l’une a quitté le village) furent embauchées aux Houillères du Bassin de Lorraine au cours des trente dernières années, et ce à un poste administratif à la Direction Générale.

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : histoire locale
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Samedi 15 janvier 2005

Depuis plus de cinquante ans déjà, cette association soutient et apporte aide et réconfort aux familles de mineurs endeuillées. C’est en 1952 que 28 ouvriers mineurs du village décident de se constituer en comité et c’est le 9 mars de la même année que naît « la société de secours des mineurs ». Les fondements en sont établis par un bureau constitué de Joseph Hurlin, président et Michel Fischer, vice-président. Lucien Zingraff et Joseph Blanc sont nommés secrétaires ; la trésorerie est tenue par Louis Werclé et Jean Gangloff. Pierre Blanc, Joseph Altmayer et Ernest Felt deviennent assesseurs. L’aîné des ouvriers mineurs, Victor Quodbach (père), est nommé président d’honneur. Un an plus tard, la société compte déjà 73 membres. Joseph Hurlin passe les commandes à Michel Fischer qui reste président jusqu’en 1966. Puis Marcel Zingraff lui succède pendant 23 ans et depuis 1989, c’est Joseph, fils de Michel Fischer, qui assure cette fonction.

 

Joseph Hurlin, le président fondateur, à présent président de l’ARPA, raconte : «Pour mettre sur pied cette société de mineurs, il fallait de l’argent ; pour se faire, nous avons organisé une fête au « Hünanescht », un terrain situé rue de la Ligne Maginot mis à disposition par Joseph Houpert (père). L’usage voulait aussi que les présidents d’associations invitées remettent une enveloppe aux organisateurs afin d’apporter une aide financière effective au club nouveau-né. » Preuve que solidarité, entr’aide, camaraderie ne sont pas de vains mots dans la corporation des mineurs.

 

Les années 60 furent une époque bénie ; l’association permettait à ces hommes et ces femmes d’oublier pour un après-midi ou une journée le dur labeur de la mine, le travail harassant des champs… Ils aimaient se rencontrer, rire, danser. Les fêtes champêtres (gâtefescht) organisées dans le parc du restaurant Brenner « chez Albertine » (aujourd’hui « chez Emilie »), étaient attendues avec impatience et connaissaient un vif succès. Les mineurs et leur famille se rendaient ainsi, de dimanche en dimanche, de village en village, au gré de ces fêtes pastorales préparées par les clubs de mineurs voisins. Les excursions étaient également très prisées ainsi que les concours de quilles au restaurant Dauphin (devenu aujourd’hui la mairie) ; sans oublier la traditionnelle fête de Noël et bien évidemment l’incontournable banquet de la Sainte Barbe, seule tradition qui perdure encore aujourd’hui.

 

Chaque association se devait de détenir un drapeau… Celui des mineurs, c’est Joseph Hurlin qui fut chargé de le commander. Il fut brodé « main » au couvent de Niederstinzel, près de Sarrebourg. Le rituel voulait que l’œuvre soit réalisée par une seule sœur ; même la Mère Supérieure ne voyait pas l’ouvrage tant qu’il n’était pas terminé. L’acquisition de cet étendard donna lieu bien entendu à une mémorable bénédiction en 1954, en présence des personnalités de l’époque, MM. Bousch sénateur et Coumaros député…La cérémonie, très solennelle et festive, fut orchestrée de main de maître par le président Michel Fischer et par le 1er magistrat de l’époque Louis Karp qui œuvre aujourd’hui encore au sein de l’association. 

 

Parmi les fidèles de la société des mineurs, on peut aussi évoquer ici Jean Pierret qui est membre depuis 1953 et qui en assure depuis près de 45 ans le secrétariat. A noter que c’est François Grandjean qui fut le premier porte-drapeau et a qui est donc revenu l’honneur, à partir de 1954, de porter haut les couleurs de la toute jeune société des mineurs.                                      

               

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : histoire locale
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Samedi 15 janvier 2005

Avec la fin de l'extraction du charbon, un siècle d'activité s'achève. Rémering-lès-Puttelange, comme beaucoup de communes dans le Bassin houiller a connu des temps forts, des temps de gloire, de fête, de douleur... à travers le charbon. Evocation

Rémering-lès-Puttelange comptait une centaine de mineurs dans les années soixante. Les archives de la Société des mineurs peuvent en témoigner. Pour preuve aussi, le centre de plein air. Rémering peut s'enorgueillir d'avoir apporté son lot de loisirs aux mineurs du Bassin houiller grâce à un mineur du village qui a su exploiter l'idée de camping pour ses camarades des cités. En effet, le camping sur les bords de l'étang, l'actuel Centre de plein air, fut, pour beaucoup de mineurs, le lieu de leurs toutes premières vacances.

 

Les travailleurs de la mine, ce sont les mineurs de fond, les mineurs paysans, les "Gaumänner"

comme on dit, mais aussi tous ceux qui ont occupé des emplois de bureau, qui ont travaillé à l'exploitation au jour, dans les lavoirs, sur les carreaux, dans les cokeries, les ateliers et autres services qui forment cette grande chaîne charbonnière. Les HBL, ce n'est pas que le fond. Le charbon extrait doit être traité pour l'adapter à nos chaudières, aux cokeries ou centrales thermiques; il doit être trié, nettoyé, calibré, un travail laborieux et pénible, avant d'être déversé dans nos caves. Beaucoup de mineurs ont travaillé à ces postes, dans les installations du jour. Les entreprises locales ont toutes eu, à un moment ou à un autre, les HBL comme principal client.

 

Aujourd'hui, les techniques de lavage ont considérablement évolué, la mécanique a remplacé le triage manuel. Mais les anciens mineurs, hommes et femmes, peuvent témoigner de ce dur labeur de trieur sur bande qui était le passage obligé d'un début de carrière de mineur. La fermeture des Houillères du bassin de Lorraine, c'est un grand chapitre de la vie du village qui se termine, la dernière page d'une histoire. Mais avant de fermer le livre, il y en a encore des choses à raconter, des anecdotes, des aventures heureuses et malheureuses, des histoires de village, des souvenirs transmis de père en fils, de génération en génération...

Par Marie-Jeanne PIERRET - Publié dans : histoire locale
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